Bagan : des temples par milliers

Publié par leskeretlaboussole le

Bagan : des temples par milliers

Prendre le bus de nuit pour Bagan, c’est mettre à mal quelques certitudes. Par exemple, croire que le car, c’est différent du train. Et sinon, monsieur le chauffeur, c’est normal que notre bus tangue comme si on était dans un train…😱 On préfère ne pas voir la route…! En même temps, vue la conduite, on a du mal à fermer l’oeil…

Ou encore, croire qu’un bus de nuit arrive le lendemain matin à destination. Ah, parce que 3h30 du matin, ce n’est pas le milieu de la nuit chez vous ? 😪

Peut-être y a-t-il aussi collusion avec les chauffeurs de taxi, qui attendent comme des vautours autour du bus en assénant leurs tarifs prohibitifs (tarifs de nuit, ben voyons!)… Nous voilà donc « plantés » aux aurores à la gare routière de Bagan. Que faire ? Attendre sur ce parking une heure plus décente ? Céder aux prix gonflés des taxis ? Aller à l’hôtel et risquer de poireauter là-bas ? Non, infatigables les Ker sont (hum!). Dès à présent profiter du lever de soleil sur les mystérieux temples de Bagan nous allons…! En toute honnêteté, c’est surtout qu’étant à peu près sûrs que nous n’aurions pas le courage de nous lever avant le soleil un autre jour, il était plus simple d’en profiter là ! Et nous n’avons pas été déçus…

Bagan est une grande plaine d’une superficie de 42 km², le long du fleuve Irrawaddy, qui déploie ses quelques 2 000 temples (sur plus de 13 000 jadis) jusqu’à l’horizon, brisé par la chaine du mont Popa. Quelle explosion de couleurs lorsque, du haut de l’un d’entre eux, le rouge de la pierre répond au vert des arbres, arbustes et champs alentours sur un fond bleu azur clairsemé de nuages blancs. Instant poétique ! Mais la poésie est bien vite mise à mal quand, aux abords des temples les plus importants, on se retrouve alpagués par les nombreux « marchands du temple » qui vendent à peu près tous la même chose, sans rapport avec une quelconque religion… ! 😫

Echappons-nous avec ce bon moyen pour visiter le site : le scooter électrique. On renoue enfin (mais brièvement) avec notre côté écolo…! Chacun le sien (moins écolo mais trop petits pour qu’on y tienne à quatre) et nous goûtons aux joies du deux roues en Asie : ah, la liberté !



Il est aussi possible de déambuler sur les pistes sablonneuses à l’arrière d’une calèche et de se laisser porter par le chaloupement du véhicule.

Le temps s’écoule lentement ici et nous le prenons, ce temps, pour visiter les temples et pagodes, siroter un jus au bord du fleuve au soleil couchant, découvrir d’excellents restaurants végétariens, profiter de la piscine de l’hôtel et ô combien apprécier les sourires de birmans acceuillants, bienveillants et curieux !


Pour plus de photos : Photos de Bagan

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