Inle : arrêt lac et métiers

Publié par leskeretlaboussole le

Inle : arrêt lac et métiers

Nous vous avons laissé alors que nous abandonnions le train fantôme de Kalaw. Le taxi improvisé (le chauffeur a, semble-t-il, appelé sa femme en cours de route pour la prévenir qu’il rentrerait plus tard que prévu…!😃 ) nous mène donc à Nyaungshwe en à peine deux heures. Moins long que notre attente en gare !

Nous arrivons donc dans la soirée, juste à temps pour partager le dîner avec les « petits Suisses » (le fil rouge et blanc, souvenez-vous !) que nous retrouvons à l’auberge. Un dîner qui va changer le cours de notre voyage en Asie… A suivre… 😉

Dès le premier jour, les Ker se sentent l’âme sportive ! Location de vélos (électriques, ah, ah, ah) pour parcourir un peu les environs. Et en premier lieu, le monastère de Shwe Yan Pyay, charmant édifice en bois et son bâtiment annexe aux centaines de bouddhas dans leur niche.


Le reste de la ‘balade’ sera une épreuve pour les fesses des enfants, assis sur les porte-bagages (non rembourrés), sur une route dont l’asphalte a dû être fait il y a plusieurs siècles !!! Une petite baignade aux sources d’eau chaude (enfin, ça ressemble plus à des piscines tièdes qu’à des sources chaudes : cher et sans intérêt ! ) pour couper un peu la journée et nous sommes heureux de rentrer nous reposer !

Et du repos, il nous en faut car nous attaquons le deuxième jour dès 5 heures du matin pour profiter du lever de soleil sur le lac Inle, attraction de la région. De lever nous n’aurons point car le temps est brumeux (et glacial !!!), mais une bonne journée, très certainement ! Le premier pêcheur prend la pose, un billet demandé glissé, ça annonce la couleur. L’endroit est hautement touristique! Pourtant, tout au long de la journée, nous n’aurons pas trop souffert de l’affluence. Nous nous félicitons d’avoir bravé le froid matinal : si ce n’était pour la rencontre avec le soleil, au moins, nous avons pris, semble-t-il, de l’avance sur les autres visiteurs !


A quoi ressemble une journée sur le lac Inle ? A bord de notre pirogue à moteur de tondeuse, nous parcourons l’immense lac, de visite de temples en visite d’ateliers d’artisans, en passant par le marché flottant. Etonnemment, les villages posés sur le lac concentrent un grand nombre de métiers d’expert. De l’orfèvre au fabricant de pirogues, en passant par les tisseurs (soie, coton et, spécialité : lotus), les fabricants de cheroots (cigares birmans), les forgerons ou ceux qui fabriquent les ombrelles, on découvre des savoir-faire caractéristiques de Birmanie et de cette région.



Chez le tisserand, on apprend qu’on file la pulpe de lotus. Pour fabriquer une écharpe 100% lotus, il faut 3 à 4 mois d’extraction de fibres (à raison de 15 mètres de fil par jour) et plus de 3000 tiges de plantes ! Ca pourrait faire un problème de maths, ça… ! 🤔 Prix conséquent, à la hauteur du travail !


Les cheroots, eux, sont des cigares roulés manuellement (que du « naturel » ! une feuille de cheroot, du tabac séché, et un bout de carton en guise de filtre) et à une vitesse incroyable. Les femmes qui y travaillent peuvent en rouler jusqu’à mille par jour ! Les cigares sont parfois « aromatisés » : le tabac est mêlé à un mélange d’épices.

Nous avons l’impression d’assister à une épreuve de force chez le forgeron et les coups martelés sur l’acier brûlant ne sont pas sans nous rappeler les coups cadencés des frappeurs de feuilles d’or…


À visiter également : la pagode Shwe Inn Tain, au village de In Dein, avec ses dizaines de stûpas disséminés autour et son immense couloir, rempli d’échoppes de souvenirs! Ou le magnifique monastère Nga Phe Chaung, tout en bois, sur pilotis, superbe au soleil de fin de journée.


Repus de visites et bien fatigués, nous sommes tout de même bien contents de rentrer sur la terre ferme, le soir arrivant.

À Inle, nous avons pris le temps : le temps de savourer la gentillesse des Birmans (celle de notre hôte de l’auberge Three Seasons Inn, adorable, toujours souriant; celle d’un inconnu croisé dans un restaurant en face du monastère Shwe Yan Pyay qui a offert aux enfants des samossas, lorsqu’il a compris qu’ils en avaient très envie; plus généralement, la gentillesse que l’on perçoit derrière les sourires que l’on reçoit…), le temps de travailler (il y a tout de même des classes à assurer !), le temps d’aller voir un spectacle de marionnettes, présenté par un monsieur passionné…



Mais, à un moment, il faut partir, continuer vers d’autres aventures… !

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Plus de photos sur la galerie INLE ! N’hésitez pas à la visiter.

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