Départ en Bolivie, réveil (matinal) au Pérou. Nous y voici, pile pour le match de la Coupe du Monde 2018 France/Pérou (bien calculé, héhé! 😉). C’est l’effervescence, les maillots rouges et blancs (péruviens) envahissent les rues. On les comprend, cela fait 36 années que les Péruviens n’ont pas participé au tournoi ! Bon, malheureusement pour eux (et heureusement pour nous ! 😆), la France gagne… Les Péruviens, éliminés, sont très déçus mais restent malgré tout bons perdants et plaisantent avec nous quand ils croisent les enfants arborant leur maillot bleu Griezman ! Allez, on avait joué le jeu, nous aussi, avec les joues de Malo aux couleurs du Pérou. Sans rancune les Péruviens !

Nous sommes donc au Pérou et avons posé nos bagages dans la ville la plus touristique du pays, j’ai nommé Cusco. Inondée de magasins de souvenirs tous identiques, de restaurants à touristes, elle a pourtant beaucoup de charme et n’en demeure pas moins somptueuse. Classée au Patrimoine mondial, chargée d’histoire et fière de sa culture, porte d’entrée de nombreux sites historiques, c’est une ville qui fait rêver. Nous y sommes arrivés pour la grande fête inca, la Fête du Soleil ou Inti Raymi, qui célèbre le solstice d’hiver (et oui, nous sommes dans l’hémisphère sud !), ainsi que la Pachamama, toujours à l’honneur. Fête interdite pendant un temps après la conquête de l’Amérique du Sud par les Espagnols, elle ré-apparaît en 1944 et est aujourd’hui une incontournable festivité de Cusco, à la renommée internationale. Les réjouissances durent plusieurs jours. Nous avons assisté à un grand défilé autour de la Plaza de Armas (place centrale) qui a duré… toute la journée ! Arrivés vers 10 heures du matin (soit une heure après le début), nous sommes restés plus de 3 heures à admirer la parade des différentes corporations, leurs costumes et parfois leur char (construits pendant l’année) avant de vaquer à nos occupations. Quand nous sommes repassés vers 18h30, les gens défilaient toujours, les spectateurs étaient toujours aussi nombreux et les stands de nourriture grillaient à tout va ! Nous avons appris le lendemain que la fête s’était terminée tard dans la nuit… !

Le lendemain du défilé était la “vraie” grande fête, avec spectacle historique. Couchés tard, les Péruviens sont pourtant tôt sur le pont pour la première reconstitution historique au Qorikancha, le Temple dédié au Soleil. Avouons, la perspective du démarrage à 7 heures du matin ne nous a pas convaincus, nous avons donc “pris le train” en marche. Après ces premières festivités, le cortège des “Incas” se dirigent vers le temple du Saqsaywaman (prononcez “sexy woman”), sur les hauteurs. Là, ce sont des milliers de personnes qui sont réunies, certaines ayant installé un camp plusieurs jours auparavant pour s’assurer d’assister au spectacle. Entre foire et spectacle, l’humeur est joyeuse. Les stands de souvenirs côtoient les “rôtisseries” improvisées de cuy (cochon d’Inde, met prisé des Péruviens… on a passé notre tour ! On nous avait connus plus aventureux, c’est vrai… !). Pris en charge par un tour opérateur (oui, on est tombé dans l’arnaque… : ( ), nous nous installons tant bien que mal au milieu de centaines de personnes (et autant d’arbres) sur les pentes d’une colline surplombant l’immense scène pour la reconstitution historique. Avouons-le : notre budget serré ne nous a pas autorisé à prendre un tour opérateur digne d’intérêt et aucune explication ne nous sera donnée pendant le spectacle. Nous sommes sûrement passés un peu à côté de l’événement car le spectacle est assez long et… on n’y a pas compris grand-chose, notre maitrise toute relative du Quechua y étant sûrement pour beaucoup !!! En synthèse, on a saisi que l’Inca (le fils-incarnation du Soleil) est porté et honoré par quatre groupes de personnes qui représentent quatre nations. Danses, musiques, chorégraphies… On amène ensuite un alpaga qui doit être sacrifié (aujourd’hui pour de faux) en honneur au Soleil, afin que celui-ci revienne après l’hiver.

OK, c’est succinct, alors que la représentation ne l’était pas (quelques 2 heures), mais on a malgré tout apprécié ! 🙂

Et, surprise agréable, on a retrouvé, tout à fait par hasard, en redescendant de Saqsaywaman la Malak’Family qu’on avait quittée à Sucre, en Bolivie ! Le temps pour les enfants de se faire offrir quelques (euphémisme) Panini de la Copa del Mundo (mille merci à Lucas, Suzie et Nino) et de faire un brin de causette. Mais, le programme des jours à venir étant chargé, nous ne nous attardons pas. C’est qu’il y a mille choses à faire dans cette région… !

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